Avec Les Ballons Migrateurs, échappée belle au-dessus des Monts de Flandre

Voilà un moment que j’en rêvais. Un vol en montgolfière, un peu comme dans « Cinq semaines en ballon » de Jules Verne. L’aventure d’une soirée, entre ciel et terre, avec juste ce qu’il faut d’adrénaline pour rendre l’expérience inoubliable. J’en rêvais et mon amoureux l’a fait ! Non, non, il n’a pas piloté le ballon, laissant ce soin à Alexandre Brevière des Ballons Migrateurs. Mais il m’a offert la balade, par une magnifique soirée de la fin août…

On vole à 1200 mètres d’altitude, dans un ciel parfaitement serein. Le vent est passé de 18 km/heure à rien ou presque. Tout est paisible. Sous nos pieds, on croirait une maquette de train électrique…

On peut dire qu’on a eu du bol. Le premier rendez-vous avec Les Ballons Migrateurs a été le bon ! Ce qui n’est pas toujours le cas. Vous connaissez les conditions météo chez nous, je ne vous fais pas de dessin…

Oui, bien sûr, Éric avait appelé la veille pour s’assurer que le vol était bien prévu. Mais c’était une simple formalité tant les prévisions météo étaient optimistes. Ainsi, c’est par une belle soirée d’été, sur les coups de 19 h, que nous avons rejoint le moulin de Boeschèpe, point de départ du vol des Ballons Migrateurs.

Boeschepe-moulin-crepuscule

Préparer le vol

Client ou pas, il faut mettre la main à la pâte pour préparer le vol. Descendre le ballon de la remorque, le déplier, aider au gonflage, il y a un peu de boulot avant de s’envoyer en l’air. Enfin pour les autres car moi j’ai joué mon petit Tintin reporter… Merci Plus au nord !

Les-Ballons-Migrateurs-ouverture-ballon

Les-Ballons-Migrateurs-depliage-ballon

Les-Ballons-Migrateurs-ballon-non-gonfle

Les-Ballons-Migrateurs-gonflage-ballon

Restait alors à allumer le feu, comme dirait l’autre, pour que l’immense ballon se redresse. Si j’ai tout bien compris (j’étais nulle en physique à l’école), c’est la poussée d’Archimède qui s’applique aussi ici. On remplit les 10 000 m3 du ballon d’air chaud et, plus léger que l’air ambiant, il peut ainsi voler. Et entraîner avec lui une nacelle contenant 17 personnes ! 

Les-Ballons-Migrateurs-flamme

Les-Ballons-Migrateurs-cordesNe pouvant être au four et au moulin, je n’ai pas de photo de la grimpette dans la (haute) nacelle à vous montrer. Dommage car ça a été un grand moment… J’ai juste un petit cliché des poignées auxquelles on a dû se tenir lors du décollage. 

Décollage et là… waouh !

Un décollage tout en douceur, sans aucun vertige, ni pendant ni après d’ailleurs. Et pourtant, j’appréhendais un peu…

Porté par un vent très léger, la grosse boule verte et orange des Ballons Migrateurs prend vite de la hauteur. 

Les-Ballons-Migrateurs-sous-nos-pieds

On survole des habitations, des champs, des houblonnières puis la Flandre toute entière. Le Mont noir, le Mont rouge, le Mont Kemmel. On s’éloigne tout doucement de l’antenne plantée au sommet du Mont des Cats et on part vers la Belgique. 

Les-Ballons-Migrateurs-maison-en-bas

Ypres, Poperinge… et au loin Ostende, Zeebruges et la mer.  De l’autre côté, les terrils jumeaux de Loos, Euralille, les tours de Mons-en-Barœul. On voit jusqu’à plus de 50 km à la ronde !

Les-Ballons-Migrateurs-champs

Alexandre Brevière, créateur des Ballons Migrateurs, a beau avoir 2500 vols et 30 ans de pratique au compteur, il ne maîtrise pas le parcours du ballon. C’est le vent qui décide ! Et à chaque fois, c’est une autre aventure, un parcours inédit. 

Les-Ballons-Migrateurs-Alexandre-patron

Les-Ballons-Migrateurs-GPS

Alexandre se contente de bien piloter (quand même…) et de suivre la trajectoire sur son téléphone. Visiblement sur une appli spéciale…

À ses côtés, rangés dans des casiers de quatre, les passagers profitent à fond du moment et du spectacle…

Les-Ballons-Migrateurs-en-l-air

Tout en maudissant quand même un peu cette grosse flamme qui fait régner une température tropicale dans la nacelle. Si, si… Quand je pense que j’ai pris un épais sweat et que j’ai failli emporter un manteau en plus… Trop peur de geler là-haut… J’aurais mieux fait de prendre une casquette ou un chapeau, histoire de mettre à l’abri ma précieuse chevelure…

Les-Ballons-Migrateurs-ballon-vu-dessous

On vole à 1200 mètres d’altitude, dans un ciel parfaitement serein. Le vent est passé de 18 km/heure à rien ou presque. Tout est paisible. Sous nos pieds, on croirait une maquette de train électrique. Tout est minuscule, les maisons, les routes, les arbres… 

Les-Ballons-Migrateurs-paysage-vu-de-haut

Atterrissage en vue

Il est 20 h 15 et Alexandre commence à parler atterrissage. Il va chercher un bout de chemin ou de pâture, un endroit où on n’abîmera pas les cultures en se posant. On descend tout doucement vers le sol du royaume de Belgique, comme dirait ce cher Benoît Poelvoorde. On observe un lapin qui court dans les champs et un ballon de foot qui circule.

Les-Ballons-Migrateurs-Alexandre

Les-Ballons-Migrateurs-vue-de-haut

Le soleil jette ses derniers feux et les passagers immortalisent l’instant magique et la vue époustouflante…Ah que la terre est belle, vue du ciel et ainsi illuminée !

Coucher-de-soleil

Les-Ballons-Migrateurs-photo-crepuscule

Allez, on va se poser dans un champ déjà moissonné. La nacelle touche le sol, rebondit, remonte un peu, rebondit à nouveau avant de s’incliner puis de se coucher complètement. Dommage que je n’aie pas de photo… Les gens de mon casier se retrouvent nez dans la terre ou presque… On s’extrait comme on peut et quand tout le monde a quitté son casier, je pose, royale, comme si sortir à quatre pattes de ce panier était un jeu d’enfant…

Les-Ballons-Migrateurs-apres-atterrissage

Maintenant, il faut ranger !

Restera alors à refaire le boulot de tout à l’heure à l’envers. Plier le ballon, le fourrer dans un énorme sac, fermer le sac, le placer sur une remorque…

Les-Ballons-Migrateurs-repliage-ballon

Les-Ballons-Migrateurs-rangement-ballon

Les-Ballons-Migrateurs-ballon-dans-sac

Les-Ballons-Migrateurs-sac-sur-camion

Et monter la nacelle sur la remorque d’un autre 4 X 4 des Ballons Migrateurs. L’un des deux qui a suivi le ballon pendant la soirée et s’est arrêté pile poil à côté de nous.

Les-Ballons-Migrateurs-nacelle-sur-plateforme

Restera alors à boire une coupe de bulles, au crépuscule, en échangeant ses impressions sur cette expérience d’échappée belle dans le ciel. Parce que oui, les Ballons Migrateurs ont pensé à emporter des bouteilles…

Les-Ballons-Migrateurs-champagne

Avant de reprendre la route, à bord d’un 4 X 4, direction Boeschèpe. Tout en contemplant un ciel d’exception…

Crepuscule-Flandre

La Maison d’hôtes du Mont des Cats

Et plutôt que de rentrer à Lille, on a mis le cap sur la Maison d’hôtes du Mont des Cats, où on s’était déjà installés dans l’après-midi. Petit cadeau supplémentaire…

Cette maison, située à 300 mètres environ de l’abbaye du Mont des Cats, est nichée dans la verdure, ce qui en fait un merveilleux havre de paix.

La Maison d'hotes du Mont des Cats vue de haut

Oui, j’avoue, je ne suis pas très fan des couleurs de la chambre bleue et de la salle de bain rose… Mais en revanche, quel bonheur de profiter de la piscine extérieure au milieu des grands arbres !

La-Maison-d-hotes-du-mont-des-cats-piscine

Et aussi du petit déjeuner servi par Robert, le propriétaire, avec gaufres maison, fromage de l’abbaye du Mont des Cats (j’adore !), bon pain, yaourts et confitures maison… Miam, miam…

La-Maison-d-hotes-du-mont-des-cats-petit-dejeuner

Les Ballons Migrateurs en pratique

Vol au-dessus des Monts de Flandre à partir de 185 € en semaine et de 205 € le week-end. 

Environ une (bonne) heure dans les airs et deux heures et demie pour l’ensemble de l’expérience.

Vols assurés à la belle saison, jusqu’à la Toussaint, en fonction de la météo. 

03 20 06 45 60

www.ballons-migrateurs.com

La Maison d’hôtes du Mont des Cats
en pratique

1480 route de l’Abbaye, Godewaersvelde

03 28 42 81 61

Label Charmance chez Gîtes de France

À partir de 75 € la nuit pour deux, petit déjeuner compris.

Nous avons payé l’ensemble des prestations. 

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2 Commentaire(s)

  1. Quelle belle expérience de contemplation de la nature! Ça me donne presque envie de tester, paraît que le vertige s’envole dans les airs… C’est aussi ce que tu as l’air d’écrire.

    • Annetomczak07 Répondre

      En effet, pas le moindre vertige à l’horizon ! Il faut juste oublier sa peur et faire confiance au pilote…

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