À Bruges, cinq raisons de faire le parcours archi et arty du Concertgebouw

Oui, Bruges est historique et sortie comme par magie du Moyen-Âge. Bruges est follement romantique, avec son « lac d’amour » et ses calèches. Et Bruges déborde de charme, avec les maisons de poupées de son béguinage et ses jolies boutiques.
Mais oui, Bruges sait aussi être innovante et casser les codes. Son Concertgebouw, audacieux temple de la musique, le prouve. Depuis septembre, un parcours expérimental permet d’en découvrir tous les secrets. Suivez-moi…

Amusez-vous avec « Omni » du compositeur et créateur d’instruments français Patrice Moullet. Là, on tape sur 108 cases, qui réagissent différemment au toucher et font entendre leur son unique.

 

Bruges Concertgebouw couloir  D’accord, ce n’est pas la visite que vous ferez lors d’un premier séjour à Bruges. Mais si vous avez déjà arpenté la cité en mode vélo, bateau et chevaux, cette plongée dans les coulisses du Concertgebouw sera une jolie découverte. Intéressante, décalée et tournant le dos au côté un peu (trop ?) guimauve de la belle Flamande. Vous hésitez encore ?
Voici 5 bonnes raisons de tester ce parcours archi et arty. Avec un guide ou en mode liberté, en suivant les drôles de boules suspendues au plafond…

1. Pour son architecture contemporaine et osée

Je serais une sacrée menteuse en disant que c’est mon bâtiment préféré à Bruges ! N’empêche, j’ai bien aimé découvrir les secrets architecturaux de cette salle de concert, signée par les architectes gantois Robbrecht et Daem, et inaugurée en 2002, à l’occasion de « Bruges, Capitale culturelle européenne ».

« Nous ne voulions en aucun cas créer un bâtiment aux décorations surchargées », ont déclaré les architectes. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils ont réussi !
Extérieur massif et lourd, avec des façades recouvertes de carrelages rouges.

Fenêtres couleur - Concertgebouw Bruges

Intérieur entièrement réalisé en béton brut, en verre et en bois. Brut mais égayé par les couleurs des fenêtres, offrant une échappée sur la ville.

Panneau Concertgebouw Bruges

Et aussi par quelques touches de couleurs,  sobres, toujours identiques, et présentes partout dans le bâtiment.

Ce que vous ne verrez pas, ce sont les énormes ressorts sur lesquels le bâtiment est monté afin de neutraliser les vibrations extérieures.
Trop fort, non ?

2. Pour ses salles de concert

Pendant la visite, vous n’entrerez pas dans la grande salle de 1289 places. En revanche, vous monterez tout en haut, au 7ème étage, dans un local technique qui offre une vue plongeante sur la salle (photo tout en haut).

L’acoustique a été particulièrement soignée. Par la forme de la grande salle. Mais aussi par les perforations dans les dossiers des fauteuils pour laisser passer le son.
Une dernière info ? Un long poême de Peter Verhelst court sur l’arrière de tous les sièges de cette grande salle. Un bout de phrase pour chacun…

Le Concertgebouw compte une deuxième salle, la salle de musique de chambre, (un peu) plus intimiste avec ses 340 places.

Salle musique de chambre - Concertgebouw Bruges

Bon d’accord, ses balcons en béton et bois sont beaucoup moins cosy que les petites alcôves des théâtres à l’italienne. Mais ils présentent une caractéristique architecturale rare. Ils sont disposés le long d’un couloir en forme de spirale autour de l’atrium. Aucun escalier pour passer d’un étage à l’autre. On descend en pente douce sur cette rampe sans marches.

3. Pour sa collection d’art

Le Concertgebouw est un temple de la musique mais aussi une vaste galerie d’art. On y découvre des œuvres pérennes et d’autres installées provisoirement. Comme ces œuvres de Filip Dujardin. Si, si, ce mur en brique est bien une œuvre d’art. Vous levez les yeux au ciel ? Moi aussi !

Heureusement, j’ai aussi découvert des œuvres plus poétiques, comme ce Angel de Luc Tuymans. Cette œuvre monumentale, première du peintre pour un lieu public, se trouve à côté du plus haut balcon de la grande salle. Je la trouve élégante et rassurante, dans cet univers de béton.

Angel de Luc Tuymans - Concertgebouw Bruges

4. Pour ses installations sonores interactives

Mais ce qui vous amusera le plus, c’est sûr, ce sont tous ces objets sonores.

Il y a la maquette sonore du Concertgebouw, une  vraie maquette, en 40 fois plus petit que le bâtiment. Lorsqu’on s’approche, on entend les sons des studios de répétition, du foyer, des coulisses, des bureaux… enregistrés par Ruben Nachtergael et transformés en « paysages sonores ».

Maquette sonore - Concertgebouw Bruges

 

Mais il y a surtout Kilo Ohm, une oeuvre de l’artiste sonore allemand Erwin Stache. En fonction de la manière dont vous touchez ces tuyaux, vous créez une composition différente.

 

Dans le même genre, amusez-vous aussi avec Omni du compositeur et créateur d’instruments français Patrice Moullet. Là, on tape sur 108 cases qui réagissent différemment au toucher et font entendre leur son unique. Percussions, synthétiseurs, cuivres, sons électroniques, bips analogiques, c’est carrément de la musique expérimentale !

5. Pour le panorama qu’offre le toit-terrasse

Cela ne vaut pas, bien sûr, la vue qu’on a du haut du beffroi. Mais le panorama, de la terrasse du Concertgebouw, n’est pas mal du tout…

Vue sur Bruges du toit-terrasse du Concertgebouw

Et, avant de redescendre, donnez un petit concert de carillon ! Les cloches à votre disposition sont les vingt cloches les plus petites (de 13 à 59 kg quand même !) du carillon de 1969. Remplacées en 2010, elles ont atterri là. Mais méfiez-vous, si vous jouez, on pourrait bien vous entendre en ville…

Le Concertgebouw en pratique

Annunciation Pavel Buchler - Concertgebouw Bruges  Concertgebouw, ’t Zand, Bruges.

Visite libre, du mercredi au samedi, de 14 h à 18 h et le dimanche de 10 h à 12 h 30. Entrée 8 € adultes, 4 € 6/26 ans, gratuit -6 ans. Prix incluant un guide visiteur.

Visite guidée le mercredi et le samedi à 15 h (notamment en français). Durée environ 50 minutes. Comprise dans le prix d’entrée.

Pour stationner, le mieux est le parking payant  ’t Zand,  le plus simple à trouver en arrivant de Lille et surtout le plus proche du Concertgebouw.

Perso, comme je viens souvent deux ou trois jours, j’évite les parkings payants et je me gare de l’autre côté du ring. Je cible le Generaal Lemanlaan ou, un peu plus loin, Dampoortstraat et je trouve une place dans le quartier. C’est gratuit et c’est à 10/15 minutes à pied seulement du centre.

Tout sur www.concertgebouwcircuit.be

 Le Concertgebouw café 

Concertgebouw café Bruges

 

Pour boire un verre ou manger un plat fait à partir de produits locaux et frais. Comme des croquettes de crevettes, mes favorites…

Également pour se brancher sur la wifi gratuite.

 

J’ai été invitée par Visit Bruges.

Découvrez aussi Que faire à Bruges ? Trois visites pour découvrir cette perle de ville

 

 

 

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