C’est une adresse que les habitués voudraient (presque) garder pour eux. Avec huit chambres dans un hôtel de charme avec vue et seize couverts maxi côté restaurant, Le Clos de la Prairie préfère (largement) la qualité à la quantité. À Gouy-Saint-André, dans les (si belles) 7 Vallées, Sébastien Adam et son épouse Sandrine mettent les petits plats dans les grands pour accueillir et faire plaisir à leurs clients. Des passionnés comme eux, on n’en rencontre pas souvent…
Le Clos de la Prairie a ouvert son restaurant en 2006 et, depuis, le chef se donne à fond pour faire plaisir aux gourmets qui s’attablent chez lui. Tout, tout, tout, sauf le pain, est fait maison.
Il pourrait parler de ses passions pendant des heures, installé dans le jardin du Clos de la Prairie. Et, quand il n’est pas dans sa cuisine, Sébastien Adam adore se balader en salle pour rencontrer ses clients et échanger avec eux.
Né à Cotonou au Bénin (son père était ingénieur) puis ballotté de ville en ville, le chef-propriétaire du Clos de la Prairie n’hésite pas à affirmer qu’il n’a « pas de racines ». Après un début de carrière à Paris, du côté de Montpellier et sur des plages privées, il se met en recherche, dans diverses régions de France, d’un lieu où poser ses valises. Un endroit authentique, au vert et au calme.

Deux ans de travaux
C’est là qu’il tombe sur un ancien corps de ferme, à Gouy-Saint-André. Coup de cœur immédiat, même si l’endroit est en ruines depuis 10 ans ! Il adore le calme du lieu, tout au bout d’un chemin, l’absence totale de vis-à-vis et l’apaisante vue sur la campagne.


L’ancienne étable à vaches devient, après deux ans de travaux, la salle de restaurant. Tandis que la porcherie se métamorphose en cuisine. « J’ai tout fait de mes mains, y compris les toitures pour lesquelles j’ai reçu l’aide d’un charpentier », se souvient Sébastien.

Les bons légumes du Clos de la Prairie
Le Clos de la Prairie a ouvert son restaurant en 2006 et, depuis, le chef se donne à fond pour faire plaisir aux gourmets qui s’attablent chez lui. Tout, tout, tout, sauf le pain, est fait maison. Même les fonds de sauce, les biscuits apéro ou les guimauves.
C’est un vrai perfectionniste et, quand il fait son marché, il veut voir sans exception tous les produits. Qu’il travaillera au retour, en utilisant diverses techniques et températures.

S’il fait tout, il aime surtout cuisiner les légumes. « Parce que, quand on est au milieu de la nature, il faut être cohérent », dit-il.
Le sourire de Sandrine
Le menu (à 69 €) du Clos de la Prairie, qui change en fonction de la météo et met en valeur les produits de saison, n’est jamais un piège pour les gens difficiles, comme moi. Après une trilogie de mises en bouche, il propose en effet le choix entre deux entrées, deux plats et un fromage ou dessert.

Ce jour-là, j’ai choisi le foie gras de canard cuit en basse température, avec sa gelée de porto et ses condiments. À savoir des « touches » de betterave au gingembre et de datte au citron. Surprenant et délicieux.

Ensuite, j’ai pris du filet de maigre avec ses légumes de saison en diverses textures et ses petits carrés de polenta grillée.

Tandis que la personne qui m’accompagnait a préféré la caille désossée, également accompagnée de divers légumes du moment.

En dessert, j’ai pris cet entremets inspirant, entre chocolat et crème légère, posé sur un lit croquant.
L’ensemble était créatif et parfait, encore rehaussé par le service hyper souriant et attentif de Sandrine Adam. Sans elle, Le Clos de la Prairie ne serait assurément pas ce qu’il est…

Boutique-hôtel au vert
Neuf ans après avoir ouvert le restaurant, Le Clos de la Prairie s’est également doté d’un hôtel de charme de huit chambres. Si cette fois ce sont des entreprises qui ont fait les gros travaux, Sébastien et Sandrine ont assuré l’aménagement.

Tous deux passionnés de déco, ils ont fait de l’ancienne étable et de l’ancienne poulinière de vrais petits cocons. Tous différents mais toujours douillets.


L’établissement campagne chic bénéficie d’une superbe vue sur la nature, depuis chacune des terrasses, équipées de mobilier de jardin.





La marque Blanc d’Ivoire, plébiscitée par le couple, est donc complètement en phase avec ce lieu apaisant et serein.

Le Clos de la Prairie en pratique
17 rue de Saint Rémy, 62870 Gouy-Saint-André
03 21 90 39 58
www.leclosdelaprairie.com
69 euros le menu. A partir de 128 euros la nuit pour deux. 18 € par personne le petit-déjeuner.
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